The game is over / Fin de partie

Bon, je ne sais pas trop quoi dire…alors disons les choses simplement…les explications viendront en heure et en temps : Donc j’ai decide de rentrer en France n’ayant aucune activite et n’attendant plus rien ici, je serai en Normandie des vendredi soir…

Je ne vois rien d’autres a ajouter pour aujourd’hui.

Juste une video musicale qui me parait correspondre assez bien a mon etat d’esprit du moment.

Paroles et musique de Francis Cabrel

Il rêvait d’une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d’autres manières
Dans un autre milieu
Il rêvait sur son chemin de pierres
“Je partirai demain, si je veux
J’ai la force qu’il faut pour le faire
Et j’irai trouver mieux”

Il voulait trouver mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il voulait trouver mieux

Il a fait tout la tour de la terre
Il a même demandé à Dieu
Il a fait tout l’amour de la terre
Il n’a pas trouvé mieux
Il a croisé les rois de naguère
Tout drapés de diamants et de feu
Mais dans les châteaux des rois de naguère
Il n’a pas trouvé mieux

Refrain

Il a dit “Je retourne en arrière
Je n’ai pas trouvé ce que je veux”
Il a dit “Je retourne en arrière”
Il s’est brûlé les yeux

Il s’est brûlé les yeux
Sur son lopin de terre
Sur son vieil arbre tordu au milieu
Aux reflets de la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Au soleil sur les murs de poussière
Il s’est brûlé les yeux

Publié dans: on 16 07 08 at 5:22 Commentaires (1)
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24H dans la vie d’un volontaire en Macédoine

Les premiers rayons de soleil viennent traverser les voilages de ma baie vitrée. J’ouvre un oeil, regarde l’heure : 4h30. Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, je comprends pourquoi je n’ai toujours pas trouvé de poste d’enseignant pour septembre. 4H30 : pour moi l’heure d’apprécier encore son lit. Je ferme les yeux et me rendors.

Le bruit des radios des bars, du passage des quidam dans la rue piétonne et des scooters s’animent. 8H30 : l’heure de se lever. Déjà 20 degrés dans la chambre. J’ouvre le frigo, me sert un verre de jus de fruits, mange quelques gateaux secs et 1 fruit de saison tout en vérifiant mon courrier sur internet. Je prends ma douche et une fois prête, je m’installe devant mon ordinateur pour parcourir les sites d’emplois et envoyer des candidatures. On frappe à la porte. Une petite fille de 10 ans environ, teint très coloré, me tend la main et me bredouille quelques mots “cto i dvaecet denari”. Maintenant je suis habituée, je sais qu’elle vient chercher les 120 denars qui doivent servir à payer sa mère : la femme de ménage de l’immeuble. Je me résinstalle devant mon PC pour poursuivre mes recherches d’emplois.

11h00 Je sors de mon appartement pour me rendre à l’office : siège de mon organisation d’accueil. Des « Viva Sarkozy », « Fronce, Fronce », « Zidani !  » ou des « eh ! Baby » selon les jours et la tenue vestimentaire, rythment mon parcours.

11h10 j’ouvre l’office car personne n’est encore arrivé. J’allume un PC, vais sur internet vérifier mes mails et compte sur la rapidité de l’araignée pour avoir remplis ma boite de « courriers désirables » en 10 minutes. Rien de neuf. J’ouvre le dossier du magazine locale « Do right ! », dont je dois faire l’édition. Toujours des traductions d’articles manquantes. J’envoie un Nième e-mail à Jovan, le Pdt de l’asso, afin qu’il fasse pression sur les jeunes. Je lis brièvement le Courrier des Balkans, et parcours les nouvelles de la France. Là je lis « eh Sarkozy ! », « eh Remon DomeneK  !»…

12h00 Nicolas, le volontaire français arrive à l’office. Nous ouvrons le dossier du film documentaire que nous sommes en train de réaliser sur la ville de Struga. Il nous manque encore quelques images vidéo. On réfléchit, on discute, pusi caméra et trépied à la main, on sort de l’office pour aller filmer. La chaleur est écrasante. On déambule dans les rues de Struga. On passe, on repasse, on tourne, on revient sur nos pas, on discute. On marche en long, en large, en travers, on a une idée. Un lieu, une scène à filmer, on en discute, on y va…puis on a faim…on discute : quoi manger, où, s’arrêter maintenant, filmer une autre scène avant de manger ? On discute, on argumente. On se fait un resto, on cuisine nous-mêmes …?

14h30 On décide de manger à « Angela » : resto de spécialités macédoniennes, adresse habituelle pour 2 euros le plat.

15h30 On sort du resto. On réattèle le matériel vidéo. On discute des prises à faire…merde plus de batterie…on rentre à l’office. Jovan me dit que j’ai un colis d’arrivé. Il me donne le bon pour aller le chercher à la poste. Wouah des images de la famille viennent colorées mes connexions neuronales. On s’installe pour effectuer la capture des images prises le matin sur l’ordinateur, on fait un peu de montage vidéo. On réfléchit, on discute…quelle musique pour accompagner les images, quelle est la meilleure image, quelle transition, quel rythme, quel effet vidéo ? On discute…Quel rythme de travail pour avoir fini début juillet ? Quel plan pour le week end, quelle boisson, quelle couleur pour le titre du film ?…On se fait des blagues. On discute.

16h00 Marie, la volontaire française rentre du centre Poraka, où elle « travaille » avec des jeunes handicapés mentaux. On discute de la journée, puis on discute de ce qu’on fait : prendre un café, bosser un peu, dans quel bar ? On discute, on y va. 35 degrés. Sur le chemin on discute, on raconte à Marie se qu’on fait dans le film, les difficultés techniques sur lesquelles on est en pourparler…on discute du bar où s’asseoir…on commande, on discute en attendant le café, la bière, le cappucino…on boit, on discute.

17h00 on part du bar, je passe à mon appartement récupérer de la musique sur mon PC pour mettre dans notre film. Nico m’accompagne. J’ouvre mon dossier « musique », on regarde, on farfouille, on discute et en attendant que les fichiers audio se téléchargent vers ma clef USB, on discute. On part de mon appartement pour retourner à l’office. Sur le chemin je rencontre Goce, Sergian et Dragan, trois macédoniens qui fabriquent et vendent des colliers dans la rue, le long de la rivière Drim. On discute puis on reprend le chemin pour l’office. On arrive en discutant. L’ordinateur est occupé par un jeune. En attendant, on discute. Puis on décide d’aller à la plage…on loue un pédalo pour aller sur le lac, on discute.

18h30 Je rentre chez moi. Je vais jusqu’à la poste récupérer mon colis…Wouah ça me donne envie de pleurer. Au poids et à l’équilibre du colis, j’essaies de deviner ce qu’il y a dedans…La famille et les amis dans la tête et mon colis sous le bras, je rentre chez moi en pressant le pas. Ca pèse une tonne…Je le pose sur ma table, et commence à trouver le bout de scotch par lequel je vais pouvoir l’ouvrir. Comme un trèsor…qu’on veut à la fois ouvrir et conserver intact. J’ai chaud…il doit faire 40 degrés dans la cuisine !! Dans le colis d’abord une carte postale, un petit mot qui a fait des kilomètres…puis des paquets de gateaux secs, de bretagne ou de normandie, des sucreries, ma robe en lain marron pour l’été…plein de choses…Merci…Merde ça y est je pleure comme une petite fille devant l’arbre de noel.

Je me connecte sur internet. J’envoie un mail à la famille, en France, en Ecosse. Je pense à eux, ils pensent à moi…Tout va bien.

20h00 je ressors de chez moi pour aller au bazar (marché aux légumes). J’achète de quoi manger (courgette, tomates, poivrons verts, 2 pêches, un pain). En sortant du bazar (20h30) il fait quasiment nuit noire mais toujours aussi chaud. Arrivée chez moi je me prépare à manger et en attendant que ça cuise, je me connecte sur internet. Deux réponses aux e-mails envoyés le matin : « Mlle, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre structure X. Malgré l’intérêt que présente votre Cv et votre profil nous ne pouvons donner suite à votre demande. Nous vous souhaitons bonne recherche…Agréer, bla, bla, bla ». Ce n’est que la 30ème réponse négative…Pas trop le moral…Mais au soleil c’est moins pénible…Je me connecte sur Msn live messenger pour discuter avec mes amis à droite à gauche en France…Je me change les idées…Je mange en continuant de discuter sur internet…

22h30 Je prends une douche…prends un bouquin…lis un peu et m’endors…

4h30 réveillée par la chaleur dans la chambre, mais trop tôt pour se lever…je me rendors.

8h30 je me réveille à nouveau, me lève, me prépare un café et ouvre avec appétit un paquet de biscuits secs arrivés hier de la France…J’ouvre aussi les gateaux Texco…mon frère…je pense à lui…J’allume mon ordinateur, et je vérifie mes e-mails sur internet…Il fait chaud et j’ai envie de parler…

Publié dans: on 01 07 08 at 11:26 Commentaires (1)
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