Après une semaine passée dans un tout petit village (Kostunici) au fin fond de la Serbie sans réseau internet et téléphonique, je suis de retour sur la toile d’araignée.

Donc faisons le point sur ces derniers jours.
Nous étions logés dans un « ethno-complex », c’est-à-dire dans un complexe de petites maisons et de salles d’activités et de conférences entièrement construites en bois, genre petits chalets dispersés dans un grand espace vert. Le concept est attirant pour les protecteurs de l’environnement et les « écolos », mais à part les façades de bois, rien d’écologique…ni le moyen de chauffage, ni le recyclage des déchets, ni le gaspillage de papier, etc…Ceci dit, la Serbie est l’un des pays des Balkans me semble-t-il le plus propre et le plus sensibilisé à la protection de l’environnement.

J’ai participé à un Training Course PBA l’abréviation de « Partnership Building Activities » soit en français « activités pour construire un réseau de partenariats ». Nous étions environ une trentaine de participants de 18 à 60 ans, représentant différents pays (Roumanie, Serbie, Macédoine, Monténegro, Bulgarie, Royaume Uni, Italie, Bosnie-Herzégovine, et Allemagne). La France était « absente » dans la mesure où en tant que volontaire macédonienne, mon travail était de représenter mon organisation de Macédoine. Durant ce training, j’ai appris à remplir les formalités administratives qui permettent de réaliser des échanges internationaux de jeunes dans le cadre du Programme « Jeunesse en Action » de l’Union Européenne. C’est grâce à ce genre de training que sont mis en place des partenariats entre pays et que sont crées dans les grandes lignes, les différents échanges qui auront lieu 6 mois ou un an après. A la fin de cette semaine, 5 projets d’échange de jeunes et de training course sont donc nés, avec des thèmes et des objectifs aussi divers les uns que les autres : management des conflits interculturels, création de titres musicaux accompagnés de clips vidéo, écologie des 3 R « Reduce, recycle, Reuse », en français « Réduction, recyclage et réutilisation », trafic de femmes et prostitution, et « Reflexion sur la manière dont les jeunes occupent leur temps libres aujourd’hui ».


Nous avons également eu une soirée serbe, avec costumes folkloriques, musique, plats, boissons et chants traditionnels.
L’occasion aussi de visiter Belgrade. J’ai eu la même sensation là-bas qu’à Pragues…Une atmosphère très particulière, capitale très vivante, très belle, où règne une sensation de liberté.

Belgrade est caractérisée par un mélange d’architecture du bloc soviétique et des immeubles récents très haut en vitre teinté…L’impression vraiment que deux époques continuent d’exister côte à côte. Par contree j’ai vraiment été surprise, car je m’attendais à voir une ù les traces de ville beaucoup plus marquée par la guerre qu’elle ne l’est en réalité. Contrairement à Sarajevo où les traces de la guerre sont encore prégnantes, Belgrade est quasiment intacte !! Seuls deux bâtiments sont en ruine. Bien loin, donc, de l’image que j’avais à travers mes souvenirs d’adolescente et des informations données à l’époque de la chute de l’URSS (1991) ou ensuite de la guerre du Kosovo (1999).

J’ai bien évidemment demandé pourquoi. Réponse, Belgrade n’a jamais été bombardé. Les deux bâtiments effondrés sont en fait des locaux occupés par l’armée, donc stratégiquement visés.

