France/Balkans : actualité politique
Réponse de N.Sarkozy - “Oui, c’est une bonne impression. Je l’ai fait savoir à plusieurs reprises au Premier ministre grec sur l’affaire du non de la Macédoine, puisque tel est le sujet. J’ai indiqué que nous soutenions la position grecque. Les Grecs sont des amis. Et puis vous savez, depuis qu’on a écrit un livre en Grèce sur Sarkozy de Thessalonique, je me sens obligé d’être solidaire ! Mais je vous confirme que nous sommes très solidaires de la position de nos amis grecs, je l’ai encore confirmé au Premier ministre grec.”
En réponse à cela Erol Rizaov, Directeur du quotidien macédonien Utrinski Vesnik, a répondu par une Lettre ouverte au Président : “[...] Il y a à peine deux décennies, lorsque arriva la chute du communisme et commença la désintégration de la Yougoslavie, l’un de vos compatriotes, monsieur Robert Badinter, avec d’autres éminents juristes français et européens, a dit que de toutes les anciennes républiques yougoslaves seules la Macédoine et la Slovénie remplissaient toutes les conditions pour être internationalement reconnues. A l’époque, le président François Mitterrand avait dit « Oui, c’est ainsi, le droit dit ainsi, la Macédoine doit être reconnue, mais en politique les choses se présentent autrement. Les intérêts politiques sont plus forts que le droit et la justice ». Et ce fut ainsi. La politique est toujours victorieuse sur le droit. Cependant, Monsieur Sarkozy, nous sommes surpris, car votre déclaration était inhabituelle et pas dans la tradition d’un Président français. Bien entendu, nous savons que la France est depuis toujours une grande amie de la Grèce. Et nous ne faisons rien pour contrarier cette amitié sincère. Notre déception et notre tristesse viennent plutôt du fait que nous aussi voyons en la France et en les Français des amis, et que nous étions persuadés que la France voyait en nous un ami sincère. Les paroles que vous avez prononcées à Bruxelles exprimant que la Grèce, en tant qu’une grande amie de la France, aurait tout le soutien de la France dans le conflit autour de notre nom, grâce entre autre au livre « Sarkozy de Salonique » publié en Grèce, sont vraiment choquantes pour les deux millions de citoyens de la Macédoine.
Je ne crois pas que vous pensiez sérieusement que le livre sur votre grand-père doive être le ressort principal dans ce conflit insensé où un Etat impose un nom à un autre Etat. Certains connaisseurs de la question affirment que le problème du nom de la Macédoine ne vous est pas connu du tout. [...]“.
Lien vers la Lettre ouverte au Président de la République Française
Lien vers la Conférence du presse au Conseil Européen de Bruxelles, du 14 mars dernier.
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