The game is over / Fin de partie

Bon, je ne sais pas trop quoi dire…alors disons les choses simplement…les explications viendront en heure et en temps : Donc j’ai decide de rentrer en France n’ayant aucune activite et n’attendant plus rien ici, je serai en Normandie des vendredi soir…

Je ne vois rien d’autres a ajouter pour aujourd’hui.

Juste une video musicale qui me parait correspondre assez bien a mon etat d’esprit du moment.

Paroles et musique de Francis Cabrel

Il rêvait d’une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d’autres manières
Dans un autre milieu
Il rêvait sur son chemin de pierres
“Je partirai demain, si je veux
J’ai la force qu’il faut pour le faire
Et j’irai trouver mieux”

Il voulait trouver mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il voulait trouver mieux

Il a fait tout la tour de la terre
Il a même demandé à Dieu
Il a fait tout l’amour de la terre
Il n’a pas trouvé mieux
Il a croisé les rois de naguère
Tout drapés de diamants et de feu
Mais dans les châteaux des rois de naguère
Il n’a pas trouvé mieux

Refrain

Il a dit “Je retourne en arrière
Je n’ai pas trouvé ce que je veux”
Il a dit “Je retourne en arrière”
Il s’est brûlé les yeux

Il s’est brûlé les yeux
Sur son lopin de terre
Sur son vieil arbre tordu au milieu
Aux reflets de la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Au soleil sur les murs de poussière
Il s’est brûlé les yeux

Publié dans: on 16 07 08 at 5:22 Commentaires (1)
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24H dans la vie d’un volontaire en Macédoine

Les premiers rayons de soleil viennent traverser les voilages de ma baie vitrée. J’ouvre un oeil, regarde l’heure : 4h30. Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, je comprends pourquoi je n’ai toujours pas trouvé de poste d’enseignant pour septembre. 4H30 : pour moi l’heure d’apprécier encore son lit. Je ferme les yeux et me rendors.

Le bruit des radios des bars, du passage des quidam dans la rue piétonne et des scooters s’animent. 8H30 : l’heure de se lever. Déjà 20 degrés dans la chambre. J’ouvre le frigo, me sert un verre de jus de fruits, mange quelques gateaux secs et 1 fruit de saison tout en vérifiant mon courrier sur internet. Je prends ma douche et une fois prête, je m’installe devant mon ordinateur pour parcourir les sites d’emplois et envoyer des candidatures. On frappe à la porte. Une petite fille de 10 ans environ, teint très coloré, me tend la main et me bredouille quelques mots “cto i dvaecet denari”. Maintenant je suis habituée, je sais qu’elle vient chercher les 120 denars qui doivent servir à payer sa mère : la femme de ménage de l’immeuble. Je me résinstalle devant mon PC pour poursuivre mes recherches d’emplois.

11h00 Je sors de mon appartement pour me rendre à l’office : siège de mon organisation d’accueil. Des « Viva Sarkozy », « Fronce, Fronce », « Zidani !  » ou des « eh ! Baby » selon les jours et la tenue vestimentaire, rythment mon parcours.

11h10 j’ouvre l’office car personne n’est encore arrivé. J’allume un PC, vais sur internet vérifier mes mails et compte sur la rapidité de l’araignée pour avoir remplis ma boite de « courriers désirables » en 10 minutes. Rien de neuf. J’ouvre le dossier du magazine locale « Do right ! », dont je dois faire l’édition. Toujours des traductions d’articles manquantes. J’envoie un Nième e-mail à Jovan, le Pdt de l’asso, afin qu’il fasse pression sur les jeunes. Je lis brièvement le Courrier des Balkans, et parcours les nouvelles de la France. Là je lis « eh Sarkozy ! », « eh Remon DomeneK  !»…

12h00 Nicolas, le volontaire français arrive à l’office. Nous ouvrons le dossier du film documentaire que nous sommes en train de réaliser sur la ville de Struga. Il nous manque encore quelques images vidéo. On réfléchit, on discute, pusi caméra et trépied à la main, on sort de l’office pour aller filmer. La chaleur est écrasante. On déambule dans les rues de Struga. On passe, on repasse, on tourne, on revient sur nos pas, on discute. On marche en long, en large, en travers, on a une idée. Un lieu, une scène à filmer, on en discute, on y va…puis on a faim…on discute : quoi manger, où, s’arrêter maintenant, filmer une autre scène avant de manger ? On discute, on argumente. On se fait un resto, on cuisine nous-mêmes …?

14h30 On décide de manger à « Angela » : resto de spécialités macédoniennes, adresse habituelle pour 2 euros le plat.

15h30 On sort du resto. On réattèle le matériel vidéo. On discute des prises à faire…merde plus de batterie…on rentre à l’office. Jovan me dit que j’ai un colis d’arrivé. Il me donne le bon pour aller le chercher à la poste. Wouah des images de la famille viennent colorées mes connexions neuronales. On s’installe pour effectuer la capture des images prises le matin sur l’ordinateur, on fait un peu de montage vidéo. On réfléchit, on discute…quelle musique pour accompagner les images, quelle est la meilleure image, quelle transition, quel rythme, quel effet vidéo ? On discute…Quel rythme de travail pour avoir fini début juillet ? Quel plan pour le week end, quelle boisson, quelle couleur pour le titre du film ?…On se fait des blagues. On discute.

16h00 Marie, la volontaire française rentre du centre Poraka, où elle « travaille » avec des jeunes handicapés mentaux. On discute de la journée, puis on discute de ce qu’on fait : prendre un café, bosser un peu, dans quel bar ? On discute, on y va. 35 degrés. Sur le chemin on discute, on raconte à Marie se qu’on fait dans le film, les difficultés techniques sur lesquelles on est en pourparler…on discute du bar où s’asseoir…on commande, on discute en attendant le café, la bière, le cappucino…on boit, on discute.

17h00 on part du bar, je passe à mon appartement récupérer de la musique sur mon PC pour mettre dans notre film. Nico m’accompagne. J’ouvre mon dossier « musique », on regarde, on farfouille, on discute et en attendant que les fichiers audio se téléchargent vers ma clef USB, on discute. On part de mon appartement pour retourner à l’office. Sur le chemin je rencontre Goce, Sergian et Dragan, trois macédoniens qui fabriquent et vendent des colliers dans la rue, le long de la rivière Drim. On discute puis on reprend le chemin pour l’office. On arrive en discutant. L’ordinateur est occupé par un jeune. En attendant, on discute. Puis on décide d’aller à la plage…on loue un pédalo pour aller sur le lac, on discute.

18h30 Je rentre chez moi. Je vais jusqu’à la poste récupérer mon colis…Wouah ça me donne envie de pleurer. Au poids et à l’équilibre du colis, j’essaies de deviner ce qu’il y a dedans…La famille et les amis dans la tête et mon colis sous le bras, je rentre chez moi en pressant le pas. Ca pèse une tonne…Je le pose sur ma table, et commence à trouver le bout de scotch par lequel je vais pouvoir l’ouvrir. Comme un trèsor…qu’on veut à la fois ouvrir et conserver intact. J’ai chaud…il doit faire 40 degrés dans la cuisine !! Dans le colis d’abord une carte postale, un petit mot qui a fait des kilomètres…puis des paquets de gateaux secs, de bretagne ou de normandie, des sucreries, ma robe en lain marron pour l’été…plein de choses…Merci…Merde ça y est je pleure comme une petite fille devant l’arbre de noel.

Je me connecte sur internet. J’envoie un mail à la famille, en France, en Ecosse. Je pense à eux, ils pensent à moi…Tout va bien.

20h00 je ressors de chez moi pour aller au bazar (marché aux légumes). J’achète de quoi manger (courgette, tomates, poivrons verts, 2 pêches, un pain). En sortant du bazar (20h30) il fait quasiment nuit noire mais toujours aussi chaud. Arrivée chez moi je me prépare à manger et en attendant que ça cuise, je me connecte sur internet. Deux réponses aux e-mails envoyés le matin : « Mlle, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre structure X. Malgré l’intérêt que présente votre Cv et votre profil nous ne pouvons donner suite à votre demande. Nous vous souhaitons bonne recherche…Agréer, bla, bla, bla ». Ce n’est que la 30ème réponse négative…Pas trop le moral…Mais au soleil c’est moins pénible…Je me connecte sur Msn live messenger pour discuter avec mes amis à droite à gauche en France…Je me change les idées…Je mange en continuant de discuter sur internet…

22h30 Je prends une douche…prends un bouquin…lis un peu et m’endors…

4h30 réveillée par la chaleur dans la chambre, mais trop tôt pour se lever…je me rendors.

8h30 je me réveille à nouveau, me lève, me prépare un café et ouvre avec appétit un paquet de biscuits secs arrivés hier de la France…J’ouvre aussi les gateaux Texco…mon frère…je pense à lui…J’allume mon ordinateur, et je vérifie mes e-mails sur internet…Il fait chaud et j’ai envie de parler…

Publié dans: on 01 07 08 at 11:26 Commentaires (1)
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A propos des devinettes…

Le blog est parsemé de petites devinettes… Au risque de décevoir les plus assidus ou impatients, toutes les réponses viendront en temps voulu…

Publié dans: on 22 06 08 at 7:15 Commentaires (0)

Couch surfing

“Couch surfing” de l”anglicisme signifiant “d’un canapé à l’autre” permet de loger en quelque sorte chez l’habitant de manière gratuite dans plus de 126 pays dans le monde. Il suffit de s’inscrire sur internet de remplir son profil et d’avoir un canapé de libre chez soi, pour recevoir pour une nuit ou deux un voyageur, un itinérant…cela permet de faire des rencontres de toutes nationalités possibles…et pour l’hébergé  de voyager quasiment gratuitement, puisqu’il ne paie aucun logement ni hôtel…

Donc après m’être inscrite sur le site internet j’ai hébergé mes premiers couch surfeurs, une jeune française et son ami espagnol qui vivaient et travaillaient au Monténégro depuis un an et qui partaient pour un périple se terminant en Jordanie. Ils passaient de ville en ville et de pays en pays par le biais du couch surfing. Résultat : Deux soirées sympathiques à bavarder…un pique-nique au bord du Lac d’Ohrid…

En résumé, rien à perdre, mais tout à gagner…dans ce néo-nomadisme !!

Pour tout renseignement supplémentaire allez visiter le site de www.couchsurfing.com

Publié dans: on 21 06 08 at 12:43 Commentaires (0)

Week end au Kosovo

Un week end passé au Kosovo…évidemment on ne peut éviter les clichés concernant les stigmates de la guerre. Mais ce que j’en ai vu est quand même assez différent…Un pays pauvre, certes, mais surtout un pays en construction…le nombre de maisons en construction dans les campagnes comme dans les villes est impressionnant et je suis prête à parier que ce pays ce développera beaucoup plus vite que d’autres pays des Balkans, du moins tant qu’il est sous injections financières provenant de l’Allemagne ou des Etats Unis.

Il y a des différences frappantes entre la Macédoine et le Kosovo. Notamment sur la propreté du pays. En Macédoine l’écologie est un véritable chaos, alors que les villes du Kosovo ne sont pas immergées de déchets et sont fleuries.

Petite devinette : quelle est la monnaie du Kosovo ?

Un petit film regroupant quelques clichés pris pendant des quelques jours.

Publié dans: on 20 06 08 at 7:14 Commentaires (1)
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L’Amitié

Titre de billet de blog sans doute un peu surprenant…Mais regardons d’un peu plus près.

Trois mois et deux semaines que je suis en Macédoine…et un mail d’une amie que je connais depuis la classe de CE 1, de laquelle je n’avais pas de nouvelles depuis plusieurs mois et qui m’écrit un message court et incisif, après avoir reçu un transfère de message du genre blague passée à plusieurs personnes sur Internet : “Si t’as du temps à perdre… je veux bien un petit message personnalisé pour que tu me dises, au delà de ce qui est sur ton blog, comment va ton moral ?”. De là une réflexion sur l’amitié…

Si vous avez du temps (à perdre ?) laisser un commentaire en bas de ce billet pour dire ce qu’est pour vous l’amitié. Une définition faite par plusieurs personnes (philosophe en puissance) peut être vraiment intéressante…Je rappelle que tout commentaire peut-être laissé de manière anonyme. Vous pouvez aussi parler d’anecdote personnelle.

Voyons un peu ce qu’est l’Amitié selon certains. [Et moi qui ne voulait plus entendre parler de Philo !!!...Ah Philo quand tu nous tiens !!].

Étymologie. xie s. amistet « affection entre deux personnes en dehors des liens du sang ou de l’attrait des sexes ».

Pour Aristote (Philosophe Grec), la seule véritable amitié est l’amitié dite vertueuse. Cette dernière est recherchée par tout homme, même si tout homme ne la rencontre pas nécessairement. Elle peut naître entre deux individus d’« égale vertu » selon le philosophe et se distingue de l’amour en cela que l’amour crée une dépendance entre les individus. Toujours selon Aristote, l’ami vertueux (c’est-à-dire « véritable » au sens grec) est le seul qui permet à un homme de progresser car l’ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l’on est. Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur, notion évoquée dans le dernier livre de l’Ethique à Nicomaque qui est, pour Aristote, la plus importante.

La relation d’amitié est aujourd’hui généralement définie comme une sympathie durable entre deux personnes. Elle naîtrait notamment de la découverte d’affinités ou de points communs : plus les centres d’intérêts communs sont nombreux, plus l’amitié a de chances de devenir forte. Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes.

Une relation d’amitié peut prendre différentes formes ; de l’entraide, l’écoute réciproque, à l’échange de conseils, au soutien, en passant par le partage de loisirs.

Selon Montaigne, De l’Amitié : « Au demeurant, ce que nous appellons ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu’accoinctances et familiaritez nouees par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos ames s’entretiennent. En l’amitié dequoy je parle, elles se meslent et confondent l’une en l’autre, d’un meslange si universel, qu’elles effacent, et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes. Si on me presse de dire pourquoy je l’aymoys, je sens que cela ne se peut exprimer, qu’en respondant : Par ce que c’estoit luy, par ce que c’estoit moy. »

Selon L’Académie Française 1798: AMITIÉ. s. f. Affection que l’on a pour quelqu’un, et qui d’ordinaire est mutuelle.

Selon L’Académie Française 1932: AMITIÉ. n. f. Lien d’affection qui unit une personne à une autre.

Proverbe selon L’Académie Française de 1762. On dit proverbialement, Les petits présents entretiennent l’amitié, pour dire Que les petits soins, les moindres choses servent à lier davantage l’amitié. L’amitié passe le gant, Pour s’excuser, lorsqu’on ne se dégante pas en touchant la main à la personne qui la présente; ou pour dire, que la personne à qui on la présente, ne doit pas prendre la peine de se déganter. Et en parlant d’un homme qui a le visage long, on dit qu’Il est de bonne amitié, qu’Il a le visage de bonne amitié.

Dans le Coran, il est écrit :”aime ton prochain plus que toi-même”.

Proverbe Anglais : “A porter ses amis, nul ne devient bossu”.

Proverbe Danois : “Il ne faut aller dans la maison d’un ami qu’avec circonspection”.

Proverbe Anglais :”l’amitié augmente en visitant ses amis, mais en les visitant rarement.

Proverbe Malgache : “l’Amitié ne s’achète pas”.

Proverbe Espagnol : “Un vieil ami est le plus fidèle des miroirs”.

Publié dans: on 05 06 08 at 1:38 Commentaires (5)
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Concert de Goran Bregović !!!

Petit week end à skopje ma foi fort sympatique et digne de la vie trépidante d’une volontaire ! Point trop n’en faut d’activité et de surmenage !!! Donc pour remédier à une semaine particulièrement chargée en nonchalance et en perfectionnement de bronzage, je suis partie à Skopje pour me détendre les muscles fessiers qui avaient été mis à rude épreuve par les heures passées sur les chaises des terrasses de cafés.

C’est donc d’humeur badine que je me suis rendue au concert de Goran Bregovic. 12 euros l’entrée, vraiment je ne pouvais pas rêver mieux que de voir l’un des artistes que je préfère à un prix si modique, si on passe outre le prix exorbitant des boissons à l’intérieur du concert : 150 denars la vodka !! c’est-à-dire un peu plus de 2 euros…! On ne dirait pas comme ça, mais c’est un prix eccessif sachant que le prix normal est de 1 euros et quelques centimes !!!

Les macédoniens ne sont pas de grands danseurs, alors que la musique s’y prêtait vraiment, ils sont restés presque immobiles toute la soirée…Seuls les volontaires français se sont faits remarqués en faisant de la houle dans la fosse ! comme vous pouvez l’apercevoir sur la photo ci-dessus les musiciens au nombre de 6 accompagnés de 2 choristes féminines étaient habillés en costumes traditionnels.

Nombreux d’entre vous, chers “blocteurs” ou “leggeurs” (compression des termes lecteurs et bloggeurs, je ne sais pas trop comment nommer cette race naissante d’énergumènes, vos suggestions sont les bienvenues) savent sûrement qui est Goran Bregović, mais je vous donne quand même quelques indications puisque mes doigts courent facilement sur le clavier ce soir. Donc le pré-nommé ci dessus à la ligne d’avant est un compositeur et musicien de l’ancienne Yougoslavie né en 1950 à Sarajevo de mère serbe et de père croate. Parmi moulte de ses productions, il compose la bande originale du film Le temps des gitans, d’Emir Kusturica (un autre espèce de quidam qui vient des Balkans d’où qu’il est naît par la-bas et qu’il est quand même un peu connu en France). Le ci-dessus mentionné (Goran Bregović) signe également les bandes originales de Arizona Dream et de Underground. Entre autre ses multiples nombreuses compositions musicales de bandes originales de musiques de films, il (le prénommé au-dessus des lignes avant) compose également la musique de la bande originale musicale du film Le Lièvre de Vatanen de Marc Rivière (je suis sûre que certains d’entre vous connaisse ce film, ou bien l’ont-ils lu dans un livre romanesque pendant un temps de vacances) dans lequel joue notre cher François Morel (un gars qui vient de par chez nous, parce qu’il était naquit de la ville du Mans d’où il vient).

Bref après ce fabuleux concert, petit pique-nique dans le parc “francophone” de Skopje où régnait pour moi une ambiance nostalgique du parc des Prébendes de Tours.

Publié dans: on 02 06 08 at 8:44 Commentaires (1)
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Campagne de sensibilisation contre l’abstention

A deux reprises, à Skopje et à Struga, nous avons distribué des tracts dans la rue pour sensibiliser les gens contre l’abstention. Début juin, les macédoniens doivent aller voter pour leurs députés. Ceci correspond à des élections législatives anticipées, afin de renouveler le Parlement, le Gouvernement et pour accélérer la mise en œuvre des réformes.Comme dans de nombreux pays, le taux d’abstention est très élevé.

Dans la rue nous avons eu diverses réactions. De manière générale, les personnes ayant plus de 60 ans n’étaient pas du tout réceptifs, ils refusaient de prendre le tract en nous disant qu’ils n’étaient plus intéressés par la politique. Les jeunes de moins de 20 ans nous souriaient narquoisement, et les 30-60 ans prenaient le tract, nous disaient merci et faisaient une boulette de papier avant d’avoir lu.

Publié dans: on 22 05 08 at 7:41 Commentaires (0)

Belgrade bombardée, Belgrade effondrée, Belgrade imaginée

Suite à ma visite de Belgrade et à mon étonnement de ne pas voir une ville marquée par les guerres successives et récentes, je me suis documentée. Quand j’ai demandé pourquoi la ville n’était pas très marquée par les bombardements, à l’exception de deux bâtiments effondrés, et que cela ne correspondait pas à l’image que j’avais eu (adolescente) à travers les médias, un certain quidam nommé “ON” m’avait expliqué (en anglais) que Belgrade n’avait pas été bombardée, seulement en deux ou trois points stratégiques. Première surprise, mais après tout si les médias nous racontaient la vérité ça se saurait !

Je vais donc surfer sur internet pour trouver des informations. Ainsi sur le site “encyclopédique” de Wikipédia, je lis ce qui suit : “En raison des nombreuses destructions que la ville a connues, les bâtiments les plus anciens du cœur de Belgrade datent seulement du 19 ème siècle [...] . En 1999, pendant la guerre du Kosovo, Belgrade fut bombardée par l’OTAN, ce qui provoqua de nombreux dégâts dans la ville. Parmi les sites bombardés se trouvèrent plusieurs ministères, l’immeuble de la Radio Télévision de Serbie (RTS), plusieurs hôpitaux, l’hôtel Jugoslavia, la tour Usce, l’emetteur de télévision du mont Avala, ainsi que l’ambassade de Chine.” (source Wikipédia, article Belgrade, catégorie “la période post-communiste”).

Seconde surprise donc puisque Belgrade aurait subit de “nombreuses destructions” et de “nombreux dégâts”.

Morale de cette histoire :

Pour les philosophes : “la vérité se révèle en confrontant l’imagination et la réalité”.

Pour les naïfs : “Mieux vaut faire confiance aux médias qu’à son niveau d’anglais”.

Pour les nationalistes serbes : “Belgrade, n’est pas comme Paris, elle s’est reconstruite en 1 jour”.

Jeu des différences : Trouver 7 différences dans ces 2 images.

Training Course en Serbie

Après une semaine passée dans un tout petit village (Kostunici) au fin fond de la Serbie sans réseau internet et téléphonique, je suis de retour sur la toile d’araignée.

Donc faisons le point sur ces derniers jours.

Nous étions logés dans un « ethno-complex », c’est-à-dire dans un complexe de petites maisons et de salles d’activités et de conférences entièrement construites en bois, genre petits chalets dispersés dans un grand espace vert. Le concept est attirant pour les protecteurs de l’environnement et les « écolos », mais à part les façades de bois, rien d’écologique…ni le moyen de chauffage, ni le recyclage des déchets, ni le gaspillage de papier, etc…Ceci dit, la Serbie est l’un des pays des Balkans me semble-t-il le plus propre et le plus sensibilisé à la protection de l’environnement.

J’ai participé à un Training Course PBA l’abréviation de « Partnership Building Activities » soit en français « activités pour construire un réseau de partenariats ». Nous étions environ une trentaine de participants de 18 à 60 ans, représentant différents pays (Roumanie, Serbie, Macédoine, Monténegro, Bulgarie, Royaume Uni, Italie, Bosnie-Herzégovine, et Allemagne). La France était « absente » dans la mesure où en tant que volontaire macédonienne, mon travail était de représenter mon organisation de Macédoine. Durant ce training, j’ai appris à remplir les formalités administratives qui permettent de réaliser des échanges internationaux de jeunes dans le cadre du Programme « Jeunesse en Action » de l’Union Européenne. C’est grâce à ce genre de training que sont mis en place des partenariats entre pays et que sont crées dans les grandes lignes, les différents échanges qui auront lieu 6 mois ou un an après. A la fin de cette semaine, 5 projets d’échange de jeunes et de training course sont donc nés, avec des thèmes et des objectifs aussi divers les uns que les autres : management des conflits interculturels, création de titres musicaux accompagnés de clips vidéo, écologie des 3 R « Reduce, recycle, Reuse », en français « Réduction, recyclage et réutilisation », trafic de femmes et prostitution, et « Reflexion sur la manière dont les jeunes occupent leur temps libres aujourd’hui ».

Nous avons également eu une soirée serbe, avec costumes folkloriques, musique, plats, boissons et chants traditionnels.

L’occasion aussi de visiter Belgrade. J’ai eu la même sensation là-bas qu’à Pragues…Une atmosphère très particulière, capitale très vivante, très belle, où règne une sensation de liberté.

Belgrade est caractérisée par un mélange d’architecture du bloc soviétique et des immeubles récents très haut en vitre teinté…L’impression vraiment que deux époques continuent d’exister côte à côte. Par contree j’ai vraiment été surprise, car je m’attendais à voir une ù les traces de ville beaucoup plus marquée par la guerre qu’elle ne l’est en réalité. Contrairement à Sarajevo où les traces de la guerre sont encore prégnantes, Belgrade est quasiment intacte !! Seuls deux bâtiments sont en ruine. Bien loin, donc, de l’image que j’avais à travers mes souvenirs d’adolescente et des informations données à l’époque de la chute de l’URSS (1991) ou ensuite de la guerre du Kosovo (1999).

J’ai bien évidemment demandé pourquoi. Réponse, Belgrade n’a jamais été bombardé. Les deux bâtiments effondrés sont en fait des locaux occupés par l’armée, donc stratégiquement visés.

Sommet des Balkans à Ohrid

Pour le 1er mai, j’ai passé la journée à Ohrid. Première destination touristique  des macédoniens et même des Albanais et des Serbes. Ville parsemée de monastères et d’églises, ville où on peut prendre un taxi-bateau pour revenir à Struga par le Lac.

Pour cette journée l’ambiance était assez particulière. Sur la route entre Struga et Ohrid,( environ 1/2 h en voiture) des policiers tous les 200m et des cargaisons de militaires jalonnant le parcours. En fait de parades, tous étaient là pour maintenir la sécurité du lendemain, car pour la première fois dans l’histoire de la Macédoine, 19 chefs d’Etats se réunissaient à Ohrid. Au sommet, les questions concernant l’Europe et les frontières (l’entente entre) de leurs pays ??? Paradoxal, non ?!!

Désolée je n’ai pas pu prendre des photos ! Mais voici le lien si vous souhaitez avoir plus d’informations sur l’événement : http://balkans.courriers.info/article10387.html

Publié dans: on 07 05 08 at 8:12 Commentaires (0)

Humour macédonien !

En France, comme dans quasiment tous les pays du monde, le 1er mai est la “Journée Internationale des Travailleurs”, ou “Fête des Travailleurs”, appelée aujourd’hui “Fête du travail”. Jusqu’ici je ne vous apprends rien.

Eh bien ici aussi en Macédoine le 1er mai est une journée non travaillée. Pour un peu les macédoniens essaieraient de faire croire qu’ils travaillent les autres jours de l’année. Ils ont de l’humour. Pour preuve de leur efficacité au travail, cette photo prise en face de chez moi…J’ai pris la même photo hier, avant hier, avant avant hier, avant avant avant hier, avant avant avant avant hier, avant avant avant avant avant hier, avant avant avant avant avant avant hier…

Ils s’étonnent pourtant de beaucoup travailler, plus de deux heures par jour et plus de deux jours de suite…c’est trop ! Quand on leur dit qu’en France le rythme officiel et légal de travail est de 35 heures par semaines, ils répondent : “Oh, mais quand est-ce que vous buvez du café ?”. Vu comme ça on pourrait croire qu’ils sont fainéants, mais finalement ils travaillent peut-être plus et boivent peut-être moins de café que les français. Car ils n’ont pas compris qu’on pouvait aussi boire du café pendant 35h !!! (oh elle était facile celle-là !!)

Mais pas de conclusion hâtive, je prendrais une photo le jour où je partirai d’ici pour voir l’avancée des travaux.

Publié dans: on 30 04 08 at 4:59 Commentaires (1)
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Gorna Belica

Ce week end, Yoann, un français du Mans (eh oui, incroyable ce que le monde est petit !!!) qui est volontaire à Skopje depuis 3 mois est venu passé le week end à Struga. Il est venu de France en Voiture !! On est donc allé visiter un village en montagne à une quizaine de kilomètres de Struga…

Epingles et nids de poule, accrochez vous pour un tour de manège !!! Pas gratuit en plus ! Le prix du litre d’essence ici est d’environ 1 euros !!

On s’est fait une ballade d’environ une heure à pied pour accéder à un monastère complètement paumé. Mon guide sur la macédoine en faisait mention !! Bah en fait pas grand chose à voir, c’était moche…Mais les décors de la montagne par contre eux valaient vraiment le détour…

La montagne de Gorna Belica, frontière naturelle séparant la Macédoine de l’Albanie, vue sur le lac d’Ohrid. Pour les amateurs de nature, la forêt est constituée de chênes et de hêtres d’un vert étonnamment clair.

Panneau macédonien, mieux vaut prendre sa boussole !

Monastère St. Clément.

” Велигден “

La fête de “Pâques” pour les Orthodoxes n’a pas lieu le même jour que pour les Catholiques, puisqu’ils ne suivent pas le même calendrier. Dans le calendrier julien (et non pas grégorien) Pâques à lieu ce week end. En macédonien ce jour s’appelle : “Велигден” (prononcer “Veligden”, littéralement « le Grand Jour »).

Eglise Orthodoxe, Struga., Macédoine.

Eglise Orthodoxe , Theassalonique,(Soloun), Grèce.

En quittant l’office tout à l’heure j’ai vu un tas d’enfants dans le parc devant l’église. Chacun avait une bougie. L’ambiance était très particulière puisque dans le cloché de l’église un homme et une femme chantaient quasiment à la manière des imams…

La tradition des œufs est néanmoins quasi identique. Puisque les enfants peignent les oeufs non consommés pendant la période du Carême , le plus souvent en rouge. Dimanche dernier je me suis demandé ce que deux jeunes garçons me voulaient, ils ont frappé à ma porte de bonne heure le matin (11h), et avaient un panier rempli d’oeufs. Après avoir demandé des explications je comprends qu’ils les vendaient aux gens qui n’en avaient pas afin de les peindre pour le jour de Pâques.

J’ai la grippe !

J’ai la grippe et la grippe dans un pays étranger sans personne qui vous prépare de la soupe, c’est encore moins drôle que d’avoir la grippe chez soi auprès de son entourage !! Snif !

J’ai du mal à mettre les jeunes au boulot, j’ai commencé par leur envoyer des mails en leur suggérant des idées d’articles en leur proposant des axes de réflexion. Le thème du numéro du mois d’avril est l’humour. Je leur ai donc proposé d’écrire différents articles, l’un pour comparer les types d’humour en fonction du pays (humour britannique, américain, belge, etc), un autre article expliquant les différents types d’humour (anecdote, humour noir, autodérision, jeux de mot, comique de situation, caricature, satire, devinette, etc), un autre article pour faire deux portraits d’artistes humoristiques qu’ils préfèrent (internationaux et des Balkans) et un dernier article sur les deux films humoristiques qu’ils ont préférés…J’ai pas eu vraiment de succès. Après les avoir relancer plusieurs fois et proposer mon aide, j’ai été contrainte de leur imposer de m’écrire quelque chose dans un délai d’une semaine et de répartir le travail au hasard entre la quinzaine de jeunes. Je m’attendais pas à devoir faire ce genre de chose en venant ici. Et je dois dire que je ne comprends pas trop leur manque de motivation. Ils ont l’opportunité grâce à ce magazine de s’exprimer, de rencontrer des gens qui ont fait 3000kms pour venir vivre et partager quelque chose avec eux pendant plusieurs mois. Et pourtant j’ai l’impression que ça leur fait ni chaud ni froid !

Rien n’est perdu … le mot “grippe” en français se dit aussi “grippe” en macédonien !!…

Publié dans: on 17 04 08 at 5:14 Commentaires (2)

Vidéo Youth Exchange 1-9 april 2008 in Struga

Un petit film pour résumer cette semaine d’échange entre jeunes polonais et jeunes macédoniens auquel j’ai participé.

Publié dans: on 09 04 08 at 4:53 Commentaires (3)
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C’est pas le tout mais faut penser à bosser !!

Après pas mal de difficultés pour me faire une petite place dans le projet du magazine (l’estonienne avec laquelle je travaille s’était collée la main à la souris !) J’ai réussi à faire moi-même la première page de la couverture du numéro du mois de mars. Le thème principal est “célébrations” : Journée internationale de la femme, journée des arbres (en Macédoine), le symbole des fleurs dans les célébrations.

J’espère pouvoir faire plus de choses dans le prochain numéro.

En tout cas voici ma première couverture du magazine Do Right !

Publié dans: on at 12:33 Commentaires (0)
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Youth Exchange “Fit For life”

Une semaine de passer déjà dans le “Red Cross Hotel” avec les macédoniens et les polonais… Discussions, ateliers en tout genre (Thèmes : stéréotypes culturels, gastronomie, ce que les pays représentés par les jeunes produisent, ce qu’ils importent, un peu de sport, beaucoup de temps passé à goûter après avoir préparé nous-mêmes). Je dois bien avoir pris deux kilos dans la semaine.

En fait d’un réel échange interculturel entre polonais et macédoniens, il s’agit plutôt d’une colonie de vacances pour grands enfants… A vrai dire, je n’y trouve pas vraiment mon compte. J’attends peut-être trop, mes exigences sont peut-être inadaptées à ce genre de rencontre… Mais tout ça reste dans les généralités et les jeunes présents sont plutôt ici pour passer des vacances que pour vraiment rencontrer des gens…

Le point positif ce sont les visites.

Un après midi passé à Ohrid, ville à 30 minutes en bus de Struga. Plus belle ville de la Macédoine…Il paraît que dans cette ville il y a autant de monastères et d’églises que de jours dans l’année…Je ne peux pas vous l’affirmer car quand bien même il serait possible de voir 365 endroits en un après midi, il pleuvait et pas le temps ni le courage d’en faire le tour !!

Eglise Saint Jean Kaneo élevée à l’aplomb des falaises du Lac d’Ohrid. XIIIè siècle, architecture bysantine et arménienne.

A 30 kms en dessous d’Ohrid, sur la frontière orientale Macédoine/Albanie, le monastère de St. Naum construite une première fois au IXè siècle, quasiment entièrement détruit, reconstruit au XVIè (seul le dallage intérieur de marbre noir et blanc est d’origine).

Publié dans: on 06 04 08 at 9:31 Commentaires (1)
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En vrac

Beaucoup de nouvelles choses ici…je ne sais d’ailleurs quoi dire…parler des détails ou des grandes lignes ?

Je prépare ma valise pour effectuer/encadrer un “Youth Exchange” (échange de jeunes) macédoniens et polonais. L’échange dure dix jours et se déroule à Struga. Jusqu’à il y a une demie-heure je ne savais pas moi-même que je devais faire ça !!! Ici on comprend toujours après ce qui nous arrive …sur le moment on ne sait pas trop ce qu’on doit faire, ni où on part…on le découvre au fur et à mesure… Le sens de l’observation est de rigueur !!! Je suis logée dans un hôtel de la ville…je ne sais pas du tout à quoi m’attendre !!!

Sinon deux autres volontaires français sont arrivés à Struga hier soir…c’est assez intéressant de constater que les sentiments, les questions, et les pensées quand on arrive dans un nouveau pays, sont assez similaires pour ne pas dire identiques ! Je me suis dit les mêmes choses, j’ai observé les mêmes choses qu’eux il y a 5 semaines quand je suis arrivée. Aussi l’arrivée de nouveaux volontaires permet de prendre du recul sur soi-même. On redécouvre les raisons, les attentes et la motivation qu’on avait les premiers jours ne arrivant. Non pas que ceux-là se perdent au fur et à mesure que le temps passe, mais avec le temps ils passent comme à l’arrière plan, cachés derrière un rythme de vie quotidien qui s’installe gentiment sans faire de vague.
 Cela permet donc de se réveiller, de se secouer un peu et peut-être de retrouver du dynamisme, sans quoi les jours et les semaines peuvent passer très vite sans être finalement remplis. Une chose est sûre, c’est que quelque soit l’endroit, le pays et la situation (étranger ou non) on se crée, j’ose ajouter “malgré soi”, un rythme de vie, des habitudes…et qu’il faut sans doute sans cesse prendre du recul sur ceux-là, leur raison d’être, leur utilité, etc pour continuer à réaliser des projets, petits ou grands !!
Concernant le magazine, le numéro du mois de mars est sous les presses, je devrais donc le voir réellement demain ou dans la semaine !!!! S’il m’est possible je vous mettrais prochainement des images de ce numéro sur le blog !
Publié dans: on 01 04 08 at 2:33 Commentaires (0)

Escapade à Thessalonique

Non repu par les kilomètres qu’a supporté jusqu’à présent mon postérieur, je suis partie pour le week end en Grèce à Thessalonique, “Солун” en langue slave (prononcer Soloun). Ville de 500000hab. environ, située sur la côte Nord/Est. 5 heures de voyage en train, 20 euros l’aller/retour,  6,5euros le demi de bière !! (Moins de 1 euros en Macédoine). Ville très touristique où il est impossible de trouver un restaurant gastronomique pour y déguster moussaka et autres spécialités. Par contre fast food et Gyros/Kebab à volonté sur les trottoirs bitumés.
Statue d’Alexandre le Grand bien visible, mais aucun vestige de Parthénon, ni de théâtre antique !! Perdus parmi les building, quelques vestiges des Occupations successives des Empires Byzantin et Ottoman. Ca vaut quand même le coup de chercher les cailloux dans les rues rectilignes !
arche
Vestige d’une archedsc01417.jpg  dsc01566.jpg
 dsc01544.jpgéglise Orthodoxe.
Publié dans: on 25 03 08 at 1:06 Commentaires (1)
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France/Balkans : actualité politique

J’avais déjà écrit quelque chose à ce propos (voir le billet intitulé “Reprenons depuis le début de l’aventure”, daté du 11/03/08).
Ici le “problème” concernant la situation politique de la Macédoine fait la Une des actualités, et dans la mesure où N. Sarkozy est directement concerné, les français vivant en Macédoine sont quotidiennement interpelés par les macédoniens à ce sujet.
Voici les propos de N. Sarkozy lors de la Conférence de Presse au Conseil Européen de Bruxelles : Question - “Monsieur le Président, vous avez rencontré le Premier ministre grec, M. Caramanlis, il me semble aujourd’hui. Quelle est la position de la France sur le problème du non entre la Macédoine et la Grèce ? Nous avons eu l’impression que la France soutenait la Grèce”.

Réponse de N.Sarkozy - “Oui, c’est une bonne impression. Je l’ai fait savoir à plusieurs reprises au Premier ministre grec sur l’affaire du non de la Macédoine, puisque tel est le sujet. J’ai indiqué que nous soutenions la position grecque. Les Grecs sont des amis. Et puis vous savez, depuis qu’on a écrit un livre en Grèce sur Sarkozy de Thessalonique, je me sens obligé d’être solidaire ! Mais je vous confirme que nous sommes très solidaires de la position de nos amis grecs, je l’ai encore confirmé au Premier ministre grec.”

En réponse à cela Erol Rizaov, Directeur du quotidien macédonien Utrinski Vesnik, a répondu par une Lettre ouverte au Président : “[...] Il y a à peine deux décennies, lorsque arriva la chute du communisme et commença la désintégration de la Yougoslavie, l’un de vos compatriotes, monsieur Robert Badinter, avec d’autres éminents juristes français et européens, a dit que de toutes les anciennes républiques yougoslaves seules la Macédoine et la Slovénie remplissaient toutes les conditions pour être internationalement reconnues. A l’époque, le président François Mitterrand avait dit « Oui, c’est ainsi, le droit dit ainsi, la Macédoine doit être reconnue, mais en politique les choses se présentent autrement. Les intérêts politiques sont plus forts que le droit et la justice ». Et ce fut ainsi. La politique est toujours victorieuse sur le droit. Cependant, Monsieur Sarkozy, nous sommes surpris, car votre déclaration était inhabituelle et pas dans la tradition d’un Président français. Bien entendu, nous savons que la France est depuis toujours une grande amie de la Grèce. Et nous ne faisons rien pour contrarier cette amitié sincère. Notre déception et notre tristesse viennent plutôt du fait que nous aussi voyons en la France et en les Français des amis, et que nous étions persuadés que la France voyait en nous un ami sincère. Les paroles que vous avez prononcées à Bruxelles exprimant que la Grèce, en tant qu’une grande amie de la France, aurait tout le soutien de la France dans le conflit autour de notre nom, grâce entre autre au livre « Sarkozy de Salonique » publié en Grèce, sont vraiment choquantes pour les deux millions de citoyens de la Macédoine.

alexbuce.jpg

Je ne crois pas que vous pensiez sérieusement que le livre sur votre grand-père doive être le ressort principal dans ce conflit insensé où un Etat impose un nom à un autre Etat. Certains connaisseurs de la question affirment que le problème du nom de la Macédoine ne vous est pas connu du tout. [...]“.

Lien vers la Lettre ouverte au Président de la République Française

Lien vers la Conférence du presse au Conseil Européen de Bruxelles, du 14 mars dernier.

Comment laisser un commentaire sur le blog ?

A la demande de certains d’entre vous perdus dans le ressac des vagues virtuelles, je vous explique comment laisser un commentaire sur le blog.

Précisions préliminaires : Vos commentaires seront envoyés sur ma boite mail dont l’adresse ne figure pas directement sur le blog pour une question de confidentialité. Une fois reçus, il m’est possible de les approuver ou des les refuser. Eh oui ! Le pouvoir de la censure existe dans tout moyen d’expression et de communication !! Une fois approuvés vos commentaires seront “publics” c’est-à-dire lisibles par n’importe quel internaute. Aussi apparaiteront-ils en dessous du billet sur lequel vous avez fait le commentaire.  Choisissez donc bien l’emplacement où vous souhaitez faire un commentaire.

 dur dur l’informatique

Démarches à suivre : en dessous de chaque billet publié apparait le groupe auquel appartient le billet (ex: “Le Voyage”, “En attendant le départ” ou “sur place”) suivi de la date et l’heure de publication. Puis soit il est écrit “aucun commentaire” soit “un, deux ou trois commentaires”. Cliquez sur le mot “commentaire”, vous êtes alors automatiquement redirigé vers une page dans laquelle n’apparaît que le billet sur lequel vous voulez laisser un commentaire. Il suffit alors de descendre en bas de page. Vous verrez un cadre blanc titré “leave a comment” (en français “laisser un commentaire”). Vous n’avez alors qu’à écrire votre commentaire et à cliquer sur “submit a comment” (en français “soumettre un commentaire”). Il vous sera ensuite demander de préciser votre nom ou adresse mail; Il est préférable de n’utiliser que votre prénom ou un surnom ou un diminutif, de manière à ce que je puisse vous reconnaître mais que les internautes “hors tribu” ne puisse pas usurper votre identité.

Si ce n’est pas clair envoyer moi un mail.

Publié dans: on 18 03 08 at 3:05 Commentaires (2)

музиkа / Musique

La musique des balkans occupe une grande place dans la société et la culture. Qu’ils soient de Serbie, de Bosnie ou de Macédoine, ils aiment vraiment la musique qu’il s’agissent de danser, de chanter ou de jouer d’un instrument.

Quand j’étais à Sarajevo, l’hôtel avait organisé une soirée “diner-dansant” avec un groupe de musique. Hommes comme femmes dansent énormément, et forcément les danses ne sont pas les mêmes qu’en France, quoiqu’on puisse rapprocher leurs danses de groupe au folklore de Bretagne.

Avec 4 autres volontaires j’ai passé une soirée dans une famille bosniac qui s’occupe d’un club de randonnée. Sans même les connaître (l’un des volontaires les avait rencontré lors d’un premier voyage effectué en Bosnie) ils nous ont offert un verre de “рakja” (prononcer : Rakia) et nous ont invité à danser malgré le manque de place. Pour l’instant c’est l’un des meilleurs moments que j’ai passé.


Vendredi soir, j’ai connu pour la première fois l’ambiance des discothèques de Macédoine. La soirée allait de surprise en surprise. La première : en arrivant à l’entrée de la boite, il n’y avait pas de videur !! En France cela n’existe pas !! La deuxième : L’entrée est gratuite !! En France cela n’existe pas non plus !! La troisième : le type de musique. En première partie de soirée c’est-à-dire de minuit à 1h30, ils passent du rock type David Bowie, Rolling Stones, Eurythmics, The Who !!! Incroyable non ?! Ensuite quatrième surprise : un groupe de musique a joué à l’intérieur de la boite !!! Cela ne se voit jamais non plus en France.

Je ne peux pas parler de musique sans évoqué Toшe прoeckи (prononcer Toche Proeski) et Aspirina. Le premier est un jeune chanteur de musique pop. Plus que populaire en Macédoine, c’est un symbole, un emblème et une fierté nationale. Il fut l’ambassadeur de l’Unicef pour la Macédoine. Encore plus reconnu pour sa bonté que pour sa musique. C’est bien simple tout le monde le connait, et tout le monde le pleure, car ce jeune de 26 ans s’est tué dans un accident de voiture il y a quelques mois. Si aimé qu’à l’annonce de son décès le Parlement a interrompu son activité, et le gouvernement mis à disposition un hélicoptère de l’armée pour récupérer la dépouille. Il y a eu une journée de deuil et de recueillement 40 jours après sa mort (soit le jour où l’âme monte au ciel) : les jeunes dans les écoles et les gens dans les villages ont planté des arbres en sa mémoire !!

vidéo sur le titre qu’il a composé pour supporter l’équipe de football de Macédoine.

 

Aspirina appartient à un autre genre musical : ce que les macédoniens appellent le Turbofolk. Plutôt techno, filles blondes à forte poitrine dans les clips. Le genre de stéréotype féminin auquel les jeunes s’identifient mais qui n’existent nulle part ailleurs qu’à la télévision. En macédoine les adolescentes se teignent les cheveux en blond, et portent des jean serrés de haut de la cuisse à la cheville. Très “européanisées”. Les paroles du titre le plus fameux du moment sont du genre “J’avais tellement bu hier soir que ce matin je me réveille aux côtés de quelqu’un que je ne connais pas et j’aimerais prendre une aspirine pour soigner mon mal de tête”…On peut difficilement être plus clair…!

En voici une vidéo

Publié dans: on 17 03 08 at 1:09 Commentaires (0)
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Une semaine a SARAJEVO

Dès mon arrivée à Struga, mon association d’accueil m’a envoyée a Sarajevo pour que j’y effectue mon “arrival training”, en francais ma “formation d’arrivée”. Ceci consiste en un regroupement de tous les volontaires européens arrivés dans les Balkans depuis peu de temps (en l’occurrence, j’étais la dernière arrivée), les autres étaient dans les Balkans depuis 4 semaines voire depuis 2 mois !! Je vous avouerais que ces derniers jours ont été éprouvant car je me sentais un peu perdue par tant de nouveautés à découvrir. Je n’avais pas posé mes valises à Struga que je repartais 800 kms ailleurs en bus !!

Cette formation à Sarajevo servait essentiellement à créer un réseau de contacts entre volontaires afin de pouvoir voyager dans les pays ou chaque volontaire effectuerait ensuite son projet. Nous étions donc 30 jeunes, pour la moitié des français, l’autre moitié venant d’Espagne, d’Italie, du Portugal, d’Allemagne, de Lituanie, de Rép. Tchèque, et de Pologne.

Nous étions logés dans un hôtel de luxe “Hotel Hollywood”, tout frais payés. Merci l’Europe !! Pour vous remercier de contribuer financièrement à mon volontariat, à défaut d’avoir pu partager un moment avec vous dans le jacuzzi ou des séances de massage, je dois bien au moins partager quelques photos !!!
hotel hollywood Voici la piscine extérieure. A l’arrière plan, on peut apercevoir l’une des chaines de montagne qui borde toute la ville de Sarajevo.
Cette formation nous a appris aussi à reconnaitre une situation de “choc culturel”, les symptômes et le moyen de la comprendre, de s’en servir et de pas se laisser dépasser. Deux symptômes assez faciles à identifier (pour moi en tout cas car j’étais dans ce cas) sont, l’envie d’être ou de rester au lit, le second d’avoir une sensation de faim tout au long de la journée. Ressentis provoqués par un changement de rythme radical et par une perte de repère.
La ville de Sarajevo est un paradoxe en elle-même, partagée entre les ruines et les constructions modernes. La photo qui suit montre assez bien cela.
Au premier plan la digue de la rivière Miljacka, au deuxième plan des “baraques” en taules, en bois ou en brique, à l’arrière plan des buildings probablement construits a l’occasion des Jeux Olympiques de 1984.
building and suburbans
L’ambiance est donc assez étrange, toutes les façades restant debout sont criblées d’impact de balles, là j’ai vraiment imaginé qu’à l’époque les gens s’affrontaient et se tiraient dessus de fenêtre à fenêtre avec seulement une rue de 5m les séparant.
facades criblees
Le premier jour de mon arrivée, il faisait très chaud et j’étais en tee shirt, mais il a beaucoup neigé les jours qui ont suivis. Sarajevo sous la neige c’était vraiment beau.
Pour la première fois de ma vie je suis entrée dans une mosquée (en restauration), avec un volontaire musulman d’origine turque. Il m’a appris beaucoup de chose notamment sur la manière dont ils procèdent pour la prière et ce que l’imam chante pour l’appel à la priere : ” Allah est grand, Allah est beau, etc” seulement trois phrases qu’il repète et qu’il fait durer le plus longtemps possible par le chant.
Sinon j’ai gouté un vin du Montenégro le “Vranac”, vin rouge léger, et découvert le “Burek”, pain garni avec soit des épinard, soit de la feta, soit de la viande, soit des pommes de terres.
Publié dans: on 12 03 08 at 4:42 Commentaires (7)
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Reprenons depuis le début de l’aventure !

Il s’est passé tellement de chose depuis mon arrivée ici qu’il me faut prendre le temps de revenir sur ce qui me paraissait être des détails et qui en fait n’en sont pas.
Donc je suis arrivée le 27 février. Un jeune macédonien m’a récupéré à l’aéroport et m’a emenée prendre le bus pour Struga. Dans la voiture nous avons fait connaissance et pour me mettre vite dans l’ambiance il m’a expliqué que l’après midi même il y avait eu une “demonstration” (terme anglais). J’ai bien compris qu’il s’agissait d’une manifestation. Mais aujourd’hui je sais exactement de quoi il s’agissait. Un événement de la plus haute importance pour les macédoniens et pour comprendre ce qui se passe chez eux depuis quelques mois.
Un bref point sur l’histoire du pays (en tout cas de ce que j’ai compris depuis que je suis ici) :
La Macédoine était à l’origine le nom d’une région des Balkans et non le nom d’un pays. Cette région appartenait à l’Empire Turc. En 1913, La Serbie, la Bulgarie et la Grèce chassent les Turcs et revendiquent chacune la possession de la région de la Macédoine. La Rép. de Yougoslavie se constitue après la Première Mondiale. A la chute de Tito en 1991, chaque pays prend son indépendance, et la Macédoine également. Mais depuis aucun des pays ex-yougoslaves ne la reconnait comme pays. Ou plutot ils (la Grèce surtout) ne la reconnaissent comme pays indépendant qu’à condition qu’elle ne se nomme pas “Macédoine”, puisque ce terme désigne une province des Balkans et un passé commun.
Le 27 février dernier les macédoniens manifestaient pour cela. La Grèce met la pression au gouvernement macédonien, pour qu’il change leur nom en “Nouvelle Macédoine” ou “Macédoine du Nord” ou “Haute Macédoine” et cette pression dure depuis 17 ans. Tant que le gouvernement macédonien n’accepte pas ce changement de nom, après avoir été aussi contraint de changer son drapeau, la Grèce et autres pays des Balkans, ne la désigneront pas comme “Macédoine” mais par le sigle “FYROM” (en anglais) “ARYM” (en français) qui signifie “Ancienne République yougoslave de Macédoine”. Ceci peut sembler être un détail mais ce n’en est pas un. Pour deux raisons : la première est une question d’identité et de liberté de choix. Il faut s’imaginer être dans leur situation par exemple que le nom de “France” ait été refusé par des pays voisins, et que les français aient été contraints de s’appeler “Nouveaux Français” ou “Nouveaux Gaulois” après l’occupation allemande par exemple. La deuxième raison est que ce genre de pression a de lourdes/graves conséquences politiques. Depuis 2004 la Macédoine a demandé son adhésion à l’UE. Ici ce qui importe n’est pas d’être pour ou contre son adhésion, ou pour ou contre l’élargissement de l’UE. Ce qui importe c’est que depuis 17 ans la Grèce, pays adhérents de l’UE et de l’OTAN, se sert de ce “problème” de nom et de drapeau pour mettre son veto à l’entrée de la Macédoine dans les organismes mondiaux ou européens. Officiellement les conflits d’ordre nominal ne peuvent pas constituer un empêchement à l’accès à l’OTAN mais dans les faits, les enjeux économiques et diplomatiques cachés sous ce problème de nom en sont bien un !
 
Je vous en dirais plus dans quelques semaines, puisque c’est du 2 au 4 avril qu’aura lieu la prise de décision de la Grèce, lors du sommet à Bucarest.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez suivre l’actualité des Balkans sur internet en lisant “Le courrier des Balkans” ou “Le courrier de la Macédoine”.
Publié dans: on 11 03 08 at 10:59 Commentaires (0)

Photos de Struga

Lac d’Ohrid La ville de Struga est construite sur les bords du Lac d’Ohrid. Et ce lac est la frontière naturelle séparant la Macédoine de l’Albanie à l’ouest, et de la Grèce au sud.

capuccino Capuccino. Hummm, de la vraie crême chantilly.

Le prolongement de la rue commerçante dans laquelle j’habite. rue commerçante

Ce qui est vraiment étonnant ici, c’est le mélange entre modernité et “vie d’avant. Les gens roulent aussi bien en Mercedes qu’en Yugo (voitures du temps du communisme), les femmes peuvent être autant voilées qu’habillées en jean et baskettes. Dans la même rue les magasins sont soit des supermarchés, soit des petites étales sur le trottoir. Tout ça crée une ambiance assez particulière.

dsc01127.jpg

Publié dans: on 29 02 08 at 1:57 Commentaires (0)

Mise en place (suite)

Ma prise de repère et mon integration ici passent par l’intermediaire d’une tutrice qui s’appelle Djana. Elle est etudiante en anglais et en economie. Elle est chargee de me faire visiter la ville, de m’emener changer de la monnaie et faire des premieres courses.
Hier c’est ce que nous avons fait. J’avais donc sur moi une liasse de billet comme je n’ai jamais eu. J’ai change trente euros en denars . Et j’avais 1800 et quelques denars en billet, car ici il n’y a pas de pieces de monnaie.
J’avais pense a beaucoup de chose en faisant ma valise mais j’ai oublie de prevoir un second portefeuille !!!
Concernant l’alimentation j’ai fait le tour du “Bazar”, c’est a dire du marché d’ici. Il y a vraiment de tout, et sur un même étalage on trouve des oeufs, de l’alcool et des semelles de chaussures !! C’est juste une question d’organisation !!!
Pour mes premiers achats j’ai depense 450 denars soit 7.50 euros. Cette somme m’a permis d’acheter :

- 1 pain

- 1 pot de confiture de prune

- 4 rouleaux de papier toilette

- 1 bouteille de jus d’orange
- 1 morceau de fromage de vache
- 1 saucisson de poulet (apparemmet ici c’est un met quotidien)
- 1 sachet de soupe au champignon (En France j’en mange quasiment tous les jours, faut pas bousculer toutes les habitudes en meme temps !!)
- 1 plaquette de beurre
- 2 sacs de pates ( je n’ai pas trouve de riz)
- 2 yaourts
ticket caisse Ticket de caisse.
A part cela Djana m’a achete une puce de telephone mobile macedonienne, afin qu’ici tous les volontaires puissent etre appeles et se joindre entre eux a des tarifs raisonnables. Il faudra juste que j’achete un telephone portable ou que je fasse debloquer le mien. Ceci n’a rien d’etonnant dans la mesure ou avoir un telephone portable et internet chez soi en Macedoine est banal. A cote de cela j’ai vu des jeunes ou des vielles personnes dans la rue qui cirent les chaussures des passants pour 1 euros, enfin 5 euros pour les touristes !!!
Bref tout ici est fait pour que l’on se sente bien
Publié dans: on at 11:44 Commentaires (0)

Mise en place

J’ai recu plusieurs mails comportant des questions similaires. Je repond donc a ces questions directement sur le blog.


Concernant l’argent pour l’instant je me debrouille avec les deux francais ils m’en pretent pour la nourriture. Sinon je vais ouvrir un compte pour recevoir mes indemnites. Pour manger c’est un peu dur pour l’instant car le rythme n’est pas le meme, et depuis ce matin je n’ai mange qu’une banane, la il est 17h et j’attend les deux francais pour aller manger. J’ai des grenouilles dans le ventre !!! Le rythme de vie a l’air tres different, il me semble que les gens dejeunent et dinent beaucoup plus tard qu’en france

Al’aeroport de Skopje mom nom etait ecrit en alphabet latin donc j’ai pas eu de souci pour identifier la personne qui devait m’emener a la station de bus pour Struga.

A Struga il y a une volontaire estonienne qui bosse depuis juin dernier dans la meme asso que moi. Elle va me former pendant environ deux mois, son SVE s’arrete en avril mais il semble qu’elle veuille le prolonger un peu…

Ici les clavier ne sont pas en alphabet cyrillique heureusement, mais ils sont en “qwerty” et il n’y a pas de e avec accent ni de c cedille evidemment, les signes de ponctuation ne sont pas a la meme place, donc ca va, mais ca pourrait etre plus facile, en fait ca me fait reapprendre a taper

.asso Les locaux de l’asso.

asso2

 

Ce matin j’ai ete a la police pour me declarer, je suis donc enregistree, et j’ai un papier en permanence sur moi qui justifie ma presence sur le territoire

Publié dans: on 28 02 08 at 5:07 Commentaires (0)

Mon arrivée

La vue que j’ai de ma chambre, une rue commerçante et animéevue du balcon
Ma chambrema chambre

Salle de bain salle de bain

cuisineet la cuisine

Certes le tout est rudimentaire, mais franchement suffisant  et agréable

Publié dans: on at 11:49 Commentaires (0)

Le voyage

Après avoir failli raté mon train, j’ai eu bien du mal dans le métro parisien avec mes 33 kilos de bagages !!

Mon avion au départ de Paris a décollé avec presqu’une heure de retard j’ai donc stressé durant tout le vol de peur de raté ma correspondance à Ljubjlana. Mais à Ljubjlana mon vol pour Skopje était aussi en retard. Donc finalement je n’ai pas eu de soucis.

Une fois dans l’aéroport de Skopje en attendant ma valise j’ai eu l’immence plaisir de découvrir les publicités !!! Eh oui elles sont internationales. Même celles de la Société Générale !!

Ensuite il m’a fallu repérer la personne qui devait m’emener prendre le bus pour Struga. J’ai lu mon nom écrit sur un papier A4 c’était amusant !

Après presque 3h de bus et un chauffeur à la conduite effreiné j’ai découvert mon appartement, posé mes valises et suis sortie rencontrer les autres volontaires de Struga : 2 français et une estonienne, ainsi que les personnes de l’asso où je vais bosser.

J’ai mangé pour 2 euros un plat typique avec de la feta et du jambon…mais sans macédoine de légumes.

Ce matin j’ai réussi à me connecter à un réseau Wifi !!! AH bénies sont les nouvelles communications !!!

Publié dans: on at 11:32 Commentaires (0)
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Paris/Ljubjlana/Skopje/Struga

Juste une petite video sur mon voyage pour arriver jusqu’a Struga

Publié dans: on at 10:00 Commentaires (0)
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Le départ

Ca y est c’est bon l’aventure peut véritablement commencer.
Je prends l’avion pour Skopje mercredi 27. Je décolle à 10h, escale à Ljubljana en Slovénie, et j’attéris à 15h à Skopje. J’espère que mes valises ne seront pas perdues en route…
arbre avion
Publié dans: on 25 02 08 at 5:18 Commentaires (0)
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” Bachi-bouzouks “

“On en apprend tous les jours “, comme dirait l’autre …

Vous vous souvenez sans doute de l’insulte favorite du Capitaine Haddock : “Bachi-Bouzouks”.

En lisant mon guide sur la Macédoine j’ai appris que cela désigne les albanais à l’époque de l’Empire Ottoman, qui ont rejoint les Turcs et qui se sont convertis à l’Islam.

Franchement un Bachi-bouzouck vaut mieux qu’un “vieux” con ou qu’un “simple” putain de ta mère. Si vous souhaitez passer pour un “moule à gouffre anthropithèque zigomar”choisissez dans la liste qui suit :

Anthropophage, bougre d’ectoplasme, cercopithèque, coloquinte à la graisse d’hérisson, macchabée d’eau de vaiselle, Vercingétorix de carnaval, loup-garou à la graisse de renoncule …

haddockinsultes.jpg

Publié dans: on 13 02 08 at 11:49 Commentaires (0)
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France : Pays des Droits de l’Homme !!

Comme vous le savez le journal dans lequel je serai en activité à Struga travaille sur les Droits de l’homme. Puisque je commence tout juste à m’intéresser au sujet, j’ai cherché des livres. Depuis le mois d’octobre j’ai parcouru les étalages de 5 librairies, petites et grosses enseignes, dans petites et grandes villes !! Vous n’imaginez pas la tête que font les vendeurs ou vendeuses quand je leur demande : “Avez-vous des livres sur les Droits de l’Homme ?”. La tête de quelqu’un qui entend parler de cela pour la première fois de sa vie. Et ceux-là de me répondre “demandez à ma collègue du rayon Histoire” ou bien “oh vous savez les Droits de l’homme c’est vaste comme sujet…nous n’avons aucun rayon consacré aux Droits de l’homme”. Est-ce que quand vous demandez “Avez-vous des livres de littérature française ou d’histoire ou de droit ?” on vous répond, “oh vous savez la littérature française, c’est vaste, donc nous n’avons pas de rayons consacré à elle”. Bien sûr que non, on ne vous répond jamais ça !!!
Pourtant les français et la France ne sont-ils pas aussi fiers de leur littérature que quand ils haranguent des pays étrangers sur le fait qu’elle est la mère fondatrice des Droits de l’Homme ??!!!!
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Si ce n’était que ça…L’un des vendeurs a osé me répondre “Nous avons un ouvrage consacré aux Droits de l’Homme écrit par un Professeur émérite de la Faculté de Droit de Paris” !!! Non mais c’est une blague !!! Qu’est-ce qu’un mec jamais sorti des murs de sa bibliothèque peut savoir des Droits de l’homme !!
Je suis allée ensuite dans la petite bibliothèque municipale de ma ville. A mon grand étonnement, là bas il y avait une étagère étiquetée “Droits de l’Homme”  !!! Une trentaine de livres quand même… Le problème n’est donc pas que les Droits de l’homme constituent un vaste domaine comme le prétendent les vendeurs, mais plutôt qu’ils ne rapportent pas une vaste marge financière aux librairies !!
Force est de constater qu’en France ces droits sont si fondamentaux qu’ils sont pour nous évidents, et qu’on ne sait pas le moins du monde ce qu’ils peuvent représenter pour des hommes, femmes et enfants qui luttent au quotidien pour avoir le droit de manger, de travailler, d’écrire …car ceci est bien pour eux fondamental sans que ce soit un Droit !!!

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Petit rappel à toutes fins utiles :
Français, Française,
Non ! Nous ne vivons pas tous dans la dignité,
Non ! Nous ne sommes pas tous égaux,
Non ! Nous ne sommes pas tous libres
Publié dans: on 07 02 08 at 8:13 Commentaires (0)
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